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C’est à la fois un pas important, novateur et très porteur avec
une dimension internationale et une bonne intégration dans le
milieu économique et scientique que la création d’un Centre de
Recherche Universitaire privé. Une initiative première du genre
que le groupe UNIVERSIAPOLIS a lancé ; une nouvelle étape aussi
pour la constitution d’un pole universitaire intégré qui réunit
activités d’enseignement, de recherche et de support à
l’entrepreneuriat. L’ensemble est focalisé sur l’enjeu
d’innovation pour un développement local et régional et un
rayonnement international.
Le Centre de recherche est fondé sur une vision claire et
volontaire dont la devise est «la Recherche appliquée pour
l’Innovation». Les missions du Centre recouvrent trois objectifs
stratégiques : le déploiement des capacités d’innovation des
entreprises locales et régionales, le développement scientifique
en vue d’un rayonnement international et la production de
nouveaux savoirs au bénéfice de l’enseignement des cadres de
demain.
Le Centre fonde ses valeurs sur l’utilité sociale et économique,
le développement régional durable, la qualité scientifique et
avant tout la valorisation du capital humain africain. Puisant
ses fondements dans les enseignements actuels du groupe
Universiapolis, le Centre aura comme thème principal
l’ingénierie et le management de l’innovation. Ce domaine
interdisciplinaire est d’ailleurs essentiel à la réussite des
innovations technologiques et organisationnelles qui seront les
outils de la compétitivité du tissu socio-économique de demain.
Sur le plan organisationnel, le Centre de Recherche va déployer
un système qualité centré sur la satisfaction de ses clients, la
qualité de ses projets et de ses enseignements via une approche
projet et une maîtrise professionnelle des processus
d’innovation. Le Centre constitue, au sein du pole
universitaire, une entité autonome qui sera responsable du
déploiement de ses services RDI (Recherche Développement
Innovation), à savoir les projets de recherche, le conseil en
innovation, l’incubation d’entreprises, les conférences
scientifiques, les formations professionnelles et la production
d’une revue scientifique.
Le Centre de Recherche ne part pas de rien. L’enseignement
pratiqué et amélioré constamment depuis plus de vingt ans au
sein d’Universiapolis, se base déjà sur des activités
volontaires et personnelles en recherche et innovation. La
création du Centre va permettre de donner un cadre stratégique
et organisationnel qui va démultiplier l’efficacité de cette
recherche. Universiapolis, par la volonté de ses dirigeants, est
également en phase active de recrutement de talents nationaux ou
issus de la diaspora marocaine qui seront directement affecté à
temps complet au Centre de Recherche.
Universiapolis tire aussi profit de ses alliances avec
l’Université de Metz pour offrir une formation doctorale à
Agadir et attirer ainsi les jeunes talents issus de Masters qui
souhaitent faire de la recherche et de l’innovation leur
profession. Actuellement, le Centre de Recherche compte un
effectif de plus de trente collaborateurs qui sont d’ores et
déjà mobilisés dans la recherche.
Enfin, il est absolument nécessaire qu’une telle initiative
s’ancre dans le tissu socio-économique local. C’est à ce niveau
que le pôle de compétitivité d’Agadir joue un rôle-clé dans la
réussite de l’opération. Comme le signale son Président, Mr
Mohamed Bouayad, «les défis pour nos entreprises sont énormes et
nous devons faire en sorte que ce Centre de Recherche soit
compris comme NOTRE Centre de Recherche, celui des entreprises
qui veulent s’en sortir par la voie de l’innovation». Il est
ainsi prévu que les entreprises, via le pôle de compétitivité,
soient représentées au plus au niveau de la gouvernance du
Centre.
Ce projet n’aurait pas pu voir le jour aussi rapidement sans la
stratégie de Mr Aziz Bouslikhane, directeur du groupe
Universiapolis qui privilégie depuis plus de vingt ans l’axe
partenarial international. Ainsi une coopération de longue date
avec le Canada et la France lui a permis de construire le volet
enseignement d’Universiapolis.
Pour déployer le volet Recherche, Mr Aziz Bouslikhane s’est
tourné vers le modèle des RTO européens (Research and
Technological Organisations). Ce modèle s’écarte assez fortement
des modèles traditionnels de la recherche académique et a
démontré son efficacité, notamment dans les partenariats
industriels, mais aussi dans la réalisation des programmes
européens de recherche puisque l’association européenne des RTO
(www.earto.org) évalue que ses membres constituent environ 50 %
des capacités de recherche mobilisées dans ces importants
programmes-cadres.
Ainsi, un partenariat a été conclu entre Universiapolis et le
Centre de Recherche Public Henri Tudor qui fait référence au
Grand Duché de Luxembourg et dans la « Grande Région » (Sarre,
Rhénanie Palatinat allemande, Lorraine Française, Wallonie
Belge). Ce partenariat s’est monté avec le support financier du
Ministère des Affaires Etrangères du Luxembourg.
Le Centre de Recherche Public Henri Tudor créé il y a plus de
vingt ans, compte environ 500 employés et a pour slogan «la
recherche pour l’Innovation». Il s’agit d’un centre de recherche
public géré de manière très autonome ; comme une entreprise
privée grâce au contrat de performance passé avec l’Etat
Luxembourgeois.
Dès la première rencontre entre les dirigeants d’Universiapolis
et du Centre de Recherche Public Henri Tudor, il y a plus d’an,
la concordance des intérêts stratégiques, mais aussi le style de
gestion est apparue comme une évidence. Le soutien du Ministère
des Affaires Etrangères du Luxembourg a très rapidement permis
le lancement d’une première opération de coopération dans le
dimensionnement d’un dispositif d’énergie renouvelable pour le
campus Universiapolis. Les deux partenaires ont souhaité aller
plus loin en travaillant ensemble sur la création du Centre de
Recherche à Agadir sur le modèle et l’expérience du Centre Henri
Tudor à Luxembourg.
Le 21 Octobre, la concrétisation de ce partenariat constitue le
premier aboutissement de cette coopération puisque le Centre
dispose désormais d’une stratégie claire et renforcée par les
échanges et expériences des partenaires. Cette première étape a
été l’occasion d’un déplacement à Agadir de cadres
luxembourgeois issus du Centre de Recherche et du Ministère des
Affaires Etrangères. La stratégie du Centre à Agadir en
association avec Tudor a ainsi pu être confortée grâce aux
interventions du créateur du Centre Tudor et actuel membre du
Conseil d’Administration, Claude Wehenkel, de son Directeur
Général, Monsieur Marc Lemmer, et du Directeur du Business
Development, en charge de ce partenariat stratégique pour le
Centre, Monsieur Jean-Pol Michel, avec le soutien confirmé du
Ministère des Affaires Etrangères luxembourgeois représenté par
Mme Laure Huberty.
Sur le plan plus opérationnel, l’ensemble des chercheurs du
Centre d’Agadir ont pu suivre une formation sous forme
d’atelier, avec des responsables Tudor en matière de qualité, de
processus d’innovation et de protocole de recherche. Fort de ce
premier succès, le Centre de Recherche Public Henri Tudor, avec
l’appui du Ministère des Affaires Etrangères ne comptent pas en
rester là. La délégation luxembourgeoise s’est dite très
impressionné par ce qui a été réalisé par Aziz Bouslikhane et
Ilias Majdouline, le directeur du Centre de Recherche d’Agadir
jusqu’ici mais aussi par la dynamique enclenchée pour le
développement du volet recherche.
Tous les ingrédients sont donc réunis à Agadir pour réussir ce
projet dans le cadre d’une coopération mutuellement respectueuse
d’égal à égal. Les points clés cités par les dirigeants
luxembourgeois sont : la volonté entrepreneuriale de ses
dirigeants, la fidélité dans les partenariats internationaux,
l’implication dans le tissu économique local, le rayonnement
africain, la capacité de mobilisation de talents africains, les
stratégies claires et partagées, la taille humaine des entités
respectives, la législation marocaine en matière des universités
privées.
C’est dans cet esprit que se prépare, pour début novembre, la
signature d’une nouvelle convention qui permettra d’encadrer la
volonté commune des deux partenaires d’allier leurs forces, via
un accompagnement sur plusieurs années. L’objectif est de faire
de ce Centre de Recherche à Agadir en partenariat avec Tudor, un
instrument moderne pour le développement régional des capacités
d’innovation par la recherche. Très bonne continuation et bravo
pour l’initiative et pour l’esprit d’innovation en matière
d’enseignement universitaire privé. Une belle fierté du genre
qui honore le Souss, la Région Souss Massa Draâ et
l’enseignement privé au Maroc. |